Les forestiers oubliés de la crise énergétique : le SEFB tire la sonnette d’alarme

3 avril 2026 | Communiqués

Face à la flambée des coûts de l’énergie, le gouvernement a déployé des mesures d’urgence pour la pêche, l’agriculture et les transports. Mais qu’en est-il des forestiers ? À ce jour, les exploitants forestiers restent sans réponse et sans aide.

Le Syndicat des Exploitants de la Filière Bois (SEFB) alerte le Gouvernement et les élus de la République : les forestiers n’ont pas confirmation, à date, d’être inclus dans les dispositifs d’urgence mis en place pour faire face à la hausse des coûts de l’énergie.

Pourtant, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Les exploitants forestiers sont de grands consommateurs d’énergie fossile de l’économie réelle :

  • En forêt, chaque engin forestier (abatteuse, débardeur, porteur) consomme entre 250 et 300 litres de GNR par jour.
  • Sur la route, chaque camion assurant le transport du bois consomme entre 250 et 300 litres de gazole par jour.

Ces niveaux de consommation sont comparables à ceux des secteurs déjà soutenus par le gouvernement. Et comme les agriculteurs, les exploitants forestiers bénéficient de la même fiscalité sur le Gazole Non Routier (GNR), il serait donc cohérent qu’ils bénéficient des mêmes allègements.

Sans cette extension, ce sont des centaines d’entreprises rurales, ancrées dans leurs territoires, qui font déjà face à de nombreuses difficultés et qui ne pourront pas absorber ces surcoûts.

« Les forestiers sont les paysans de la forêt. Malgré cela, force est de constater qu’ils sont la plupart du temps, écartés des mesures d’urgence sur les champs climatiques, énergétiques… Ça suffit. Il est temps que le gouvernement considère nos métiers et l’ampleur des difficultés auxquelles nous faisons face au quotidien. Nous devons être inclus dans les mesures d’aide d’urgence au même titre que les agriculteurs et que les transporteurs que nous sommes également. » indique David Caillouel, Président du SEFB.